Bioboa.fr
ayant-droits face au piratage

High-Tech : Le ‘dot-com’ n’est plus suffisant pour augmenter la valeur d’une entreprise

Dans les années 2000, il fallait simplement ajouter un ‘dot-com’ (.com) au nom d’une entreprise pour qu’elle augmente en valeur. À cette période, même une société qui n’affichait pas de chiffre d’affaires ou de véritables clients pouvait valoir énormément. Il suffisait juste de montrer un nombre d’abonnés et de visiteurs.

Avec l’entrée en bourse de Facebook en 2012, il a rapidement été estimé à 100 milliards USD. Mais actuellement, il y a un recul. Une entreprise high-tech vaut bien moins qu’à son introduction sur le marché.

Rétrospective sur le dot-com

À l’époque, une entrée en bourse pour une société high-tech permettrait de décupler son chiffre d’affaires et d’amasser encore plus d’abonnés. Toutefois, cela n’a aucun impact sur le bénéfice. L’entrée des entreprises ‘dot-com’ a modifié la finance. Il fallait de bons indicateurs comme le trafic sur le site, le nombre de pages visitées, le nombre d’abonnés…

L’IPO de Twitter en 2013 montre bien la nouvelle euphorie au niveau des valeurs Internet. Juste après la fermeture de la 1re séance de cotation sur la bourse de New York, on a noté que l’action de Twitter était montée de 72.7% vis-à-vis du prix d’introduction de 26 USD. L’entreprise était évaluée à 24 millions USD, soit la capitalisation de Renault. Et beaucoup se demandent comment une entreprise qui n’emploie que 2 300 salariés avec un chiffre d’affaires de 235 millions USD peut valoir autant que Renault  avec 127 000 salariés et un chiffre d’affaires de 41.3 milliards d’euros?

Silicon Valley et Wall Street

Durant les 2 dernières années, une nouvelle bulle sur les valeurs technologiques a émergé. Cette bulle est notamment alimentée par le FOMO, la crainte de ne pas être sur le créneau du futur Uber ou Facebook, ainsi que par le taux d’intérêt faible ayant rédigé une part des capitaux vers Silicon Valley. En 2015, les start-ups ont pu lever 72 milliards USD. Mais désormais, Wall Street fait bien des analyses avant d’investir dans une valeur technologique de la Silicon Valley. Durant le 1er trimestre 2016, il n’y a pas eu de nouvelle société high-tech introduite en bourse, de crainte de voir revues à la baisse leurs actions.

Un nouveau mode de gouvernance

Actuellement, les entreprises high-tech ne versent aucun dividende aux actionnaires. Or, s’il n’y a pas de dividende, il n’y a pas de contrainte actionnariale au niveau du management, donc aucun signal pour baisser l’asymétrie informationnelle très importante au sein des entreprises high-tech.

Dans ce nouveau monde, on peut classifier les actionnaires en 2 : les actionnaires A et les actionnaires B. Le droit de vote pour les actions appartenant aux A est 10 fois plus important que celui des actions détenues par les B. C’est ce qui a notamment permis à Mark Zuckerberg d’empocher 19 milliards USD en vendant ses titres chez Facebook, tout en gardant 55.8% du droit de vote.

Have something to add? Share it in the comments.