Bioboa.fr
legumes bio

La filière bio se porte à merveille

 

Les Français sont de plus en plus séduits par les produits labellisés bio pour de nombreuses raisons : souci de santé, souci environnemental… Dans ce domaine, l’œuf bio est le plus prisé (20% des ventes d’œufs). Ensuite viennent le lait bio (12%) ainsi que les légumes et fruits bios (7%). En tout, la filière bio accuse un chiffre d’affaires en hausse de 10% l’année dernière, soit 5 milliards d’euros.

Développement des magasins bios

Le penchant pour le bio vient sûrement de l’augmentation du nombre de magasins spécialisés. Selon les études, 9 personnes sur 10 achètent occasionnellement des produits bios, et 6 personnes sur 10 en mangent fréquemment. Le DG de Biocoop, Gilles Piquet-Pellorce, affirme une hausse de 14% de la consommation durant ces 3 dernières années. L’année dernière, Biocoop a crée 17 magasins en plus, ce qui lui permet de disposer de 360 points de vente. Aussi, Naturalia possède 100 magasins, La Vie Claire 245 et Bio c’Bon 70.

Les hypermarchés s’y mettent

Les rayons des supermarchés sont aussi envahis par le bio. Casino notamment vend plus d’un millier de produits bios. Mais le prix élevé du bio est encore un frein à son réel développement. Ainsi, les grandes enseignes misent sur leur propre marque à l’instar de Carrefour Bio qui se vante de proposer des prix 30% moins élevés que les autres.

 

Chacun crée ses magasins

Dans ce marché très concurrencé, les grands groupes n’hésitent pas à proposer différents produits bios. Pour séduire la clientèle, ils vont même jusqu’à mettre sur pied leurs propres enseignes spécialisées : Carrefour possède 2 magasins entièrement bio, Auchan et Naturalia disposent chacun de leur propre magasin bio.

 

Une clientèle aisée

Le bio est encore loin de rivaliser avec les produits conventionnels. Toutefois, il séduit particulièrement les clients ayant un pouvoir d’achat supérieur. Pour fidéliser ces derniers, les enseignes spécialisées n’hésitent pas à leur proposer des conseillers qui leur donnent de précieux conseils sur leur nourriture.

 

La guerre des prix ne touche pas le bio

Gilles Piquet-Pellorce craint que certains groupes aillent jusqu’à l’importer en grande quantité depuis d’autres pays. Cela dit, le bio ne souffre pas encore de la guerre des prix qui touchent la grande distribution. En effet, les prix sont jusqu’à présent très stables, ce qui profite à tous les acteurs engagés dans sa production et sa commercialisation.

Have something to add? Share it in the comments.